Les soignants sont-ils les plus mal soignés ?

L’association SPS, Soins aux Professionnels de Santé, tenait son 3ème colloque au Ministère de la Santé ce lundi 11 décembre. RemplaFrance revient sur l’évènement articulé autour des innovations dans la prise en charge des soignants en souffrance.

 

Qu’est-ce que le burn-out ?

 

Selon Maslach (1986), le burn-out est le syndrôme psychologique composé d’un premier élément, l’épuisement émotionnel, et d’un deuxième, la dépersonnalisation de la relation à l’autre.

 

Le burn-out est-il fréquent chez les soignants ?

 

Un soignant sur 2 dit avoir déjà été en situation de burnout contre 1 agriculteur sur 4 et 1 salarié sur 10 ! Les cordonniers sont encore une fois les plus mal chaussés !

 

Quels en sont les stresseurs ?

 

D’après une étude menée auprès de 1 654 médecins généralistes, Didier Truchot a mis en évidence les 4 facteurs suivant par ordre d’importance :

- Le travail empêché : révèle le travail mal fait par exemple la mauvaise communication avec les différents intervenants auprès d’un patient

- La frustration

- La charge de travail

- La relation patient

 

Comment reconnaître ses stresseurs pour prévenir le Burn out ?

 

- Si vous êtes épuisé, dépressif et anxieux

- Si vous commencez à appeler vos patients par leur symptôme : le cancéreux de la prostate, l'asthmatique…

- Si vous avez un sentiment de gâchis au travail

Commencez à vous poser des questions !

 

Concrètement, comment le prévenir et le guérir ? Quelle solution apporte SPS ?

 

SPS met à votre disposition une équipe de 60 psychologues grâce à une plateforme téléphonique 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le numéro vert (gratuit) est le : 0 805 23 23 36. En un an, 1774 appels ont été enregistrés. Nous vous invitons à consulter leur site internet ici. Un médecin qui a vécu une situation de burnout particulièrement importante l’a souligné : il n’y a pas de honte à en parler à un psychologue ou un médecin qui vous redirigera vers le professionnel de santé adapté. Aujourd’hui, un an après avoir appelé son seul regret c’est de l’avoir fait trop tard, d’avoir trop attendu, car plus on attend, plus il est difficile d’appeler et plus la guérison est longue.

 

Et RemplaFrance dans tout ça ?

 

RemplaFrance s’engage contre le burn-out des professionnels de santé à plusieurs niveaux ! Tout d’abord, la mise en relation est facilitée et permet à tous de prendre le temps de se reposer ou de se former sans culpabilité. Par ailleurs, nous ambitionnons de vous simplifier les tâches administratives, ce qui vous permettra de vous concentrer sur votre mission : soigner ! Enfin, nous voulons mettre en place une organisation qui permettra de trouver un remplaçant sous 24h partout en France pour des durées de 2 semaines à 3 mois. Si nous parvenons à retirer le stress lié à la gestion du cabinet, le soignant consacrera toute son énergie à se remettre en selle !

 

 
 

Saviez-vous qu'Edith Piaf avait été ainsi prénommée pour honorer une infirmière ?

Le 19 décembre 1915 naissait Edith Piaf. Tout le monde connaît aujourd'hui la célèbre chanteuse mais saviez-vous que la "Môme" avait été ainsi nommée par ses parents pour honorer une infirmière décédée deux semaines plus tôt ?

 

Eh oui ! RemplaFrance revient sur l'histoire d'Edith Cavell, infirmière héroïne de la Première Guerre Mondiale.

 

 

 

 

Edith Cavell, née le 4 décembre 1865 dans le petit village anglais de Swardeston, a intégré l'école d'infirmières de Londres tardivement. Après avoir pris soin de son père jusqu'à sa mort, elle décide en effet, à 30 ans, de se consacrer aux patients de 7h à 21h. 

 

Une fois diplômée, elle part ensuite à Bruxelles pour créer une école d'infirmières qui devient populaire lorsque la reine de Belgique s'y fait soigner après une facture du bras. En 1914, Edith Cavell crée ensuite trois autres écoles et réhausse le prestige de la profession. Dans le même temps, elle collabore au journal English Nursing Mirror puis crée en 1912 son magazine, L'Infirmière.

 

Contre l'avis de sa famille à laquelle elle était venue visite, elle décide de retourner à Bruxelles qui vient d'être envahie par l'Allemagne. Elle découvre alors que son hôpital est devenu un établissement de la Croix Rouge pour les Allemands.

 

Après avoir aidé la résistance à de nombreuses reprises, un français infiltré ou un soldat britannique imprudent, suivant les versions, la compromette. Elle est alors arrêtée en août 1915 et emprisonnée pendant dix semaines à la prison Saint-Gilles. Edith Cavell et jugée pour trahison, sans que son avocat puisse jamais la rencontrer et surtout sans qu’elle ne cherche à se défendre, reconnaissant la totalité des charges qui pèsent sur elle. Elle est condamnée à mort. Refusant qu’on lui bande les yeux ou d’avoir les mains liées, elle fait face au peloton d’exécution le lendemain à 2h du matin, ne laissant aucune chance aux diplomates n’intercéder une ultime fois en sa faveur. Evanouie à la pointe des fusils, elle est lâchement abattue par un officier.

 

Cet acte de barbarie et d’une grande bassesse morale eut un immense écho dans la presse mondiale. Il eut aussi pour conséquence un doublement du recrutement au sein de l’armée britannique huit semaines plus tard, atteignant 40 000 conscrits. L’écrivain Stefan Zweig écrira dans Le Monde d’Hier: Souvenirs d’un Européen  (paru en 1944) « L'exécution de l'infirmière Cavell, le torpillage du « Lusitania » furent plus fatals à l'Allemagne qu'une bataille perdue, grâce à l'explosion d'universelle indignation qu'ils provoquèrent ».

 

Après la guerre, la dépouille d’Edith Cavell fut ramenée dans sa patrie natale, à l’abbaye de Westminster. Le roi George V souhaitait qu’elle y soit inhumée, mais sa famille tenait à ce qu’elle repose là où elle avait vécu.

 

De nombreux monuments et rues portent son nom, de l'Angleterre à la Nouvelle-Zélande en passant par la France et le Canade. Elle est également honorée le 12 octobre par l'Eglise Anglicane.

 

R.F

 

Pour plus d'informations, vous pouvez lire l'article du Dr Marc Gozlan sur le Blog du monde

 

 

 
 

Les démarches à suivre pour votre premier remplacement infirmier

Vous allez effectuer votre premier remplacement infirmier ? Pour être sûr de ne rien oublier, voici une feuille de route de toutes les démarches à suivre.

 

Quelques rappels avant de se lancer dans cette aventure

En tant que remplaçant, vous travaillez temporairement en lieu et place d’un infirmier libéral (IDEL), pour une période déterminée, correspondant à une indisponibilité du remplacé. Quelque soit le nombre ou le temps de remplacement, vous avez les mêmes obligations administratives, fiscales et comptable qu’une IDEL installée.

Vous pouvez être installé (conventionné) ou titulaire d’une autorisation de remplacement. (Retrouver les détails sur les modes d'exercice en libéral ici). Vous n’êtes pas lié hiérarchiquement à la personne que vous remplacez. Vous ne pouvez pas remplacer plus de 2 infirmières simultanément.

 

Démarches à réaliser

Remplir toutes les conditions pour remplacer (voir ci-dessous)

Signalez à votre RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) que vous commencez les remplacements.

Déclarez à votre assureur voiture si vous utilisez votre véhicule en professionnel (ex : visites à domicile) afin d’être pris en charge si besoin. Cela peut être gratuit ou payant (50€ à 100€ en plus par an) selon votre compagnie d’assurance. Si vous ne disposez pas encore de véhicule, plusieurs options s’offrent à vous : crédit classique véhicule, leasing et location longue durée.

Ouvrez un compte bancaire dédié à votre activité libérale. Un compte professionnel n’est pas indispensable mais vivement conseillé. Attention c’est payant ! Cependant c’est un gain de temps non négligeable par la suite, notamment pour votre déclaration d’impôts.

Demandez votre immatriculation dans les 8 jours maximum à compter du premier jour de votre premier remplacement. Adressez-vous au Centre de Formation des Entreprises de l’URSSAF de votre lieu fiscal (la plupart du temps l’URSSAF de votre domicile). Une fois le formulaire PO rempli, vous allez recevoir votre numéro SIRET (que vous garderez à vie).

Déclarez-vous auprès de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) de votre lieu fiscal, obligatoire à partir du 30e jour de remplacement. Attention une demi-journée travaillée compte un jour. Vous allez changer de statut et devez être déclaré en tant que travailleur libéral

Souscrivez une prévoyance. 

Nous vous conseillons de souscrire à une prévoyance privée afin d’être couvert en cas d’arrêt maladie inférieur à 91 jours.

Vous êtes enregistré automatiquement à la CARPIMKO (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes)

Utilisez les feuilles de soins de l’infirmière installée en barrant son nom et en ajoutant vos informations personnelles. Pour la facturation, vous pouvez vous rapprocher de votre ARS pour obtenir une CPS. Vous devrez restituer l’intégralité des paiements de vos patients à l’infirmier installé. C’est lui qui vous payera ensuite, en retirant l’éventuelle rétrocession.

Déclarez vos revenus chaque année auprès des impôts (voir ci-dessous).

 

Les conditions requises pour remplacer

Depuis le 25 novembre 2016, le code de déontologie des infirmiers, promulgué par le Décret n° 2016-1605, impose les conditions suivantes pour remplacer :

  • Être inscrit au tableau de l’Ordre des Infirmiers
  • Être enregistré au répertoire ADELI (auprès de l’Agence Régionale de Santé, ARS)
  • Obtenir l’autorisation de son employeur si vous êtes salarié et que vous souhaitez cumuler
  • Être titulaire d’un diplôme d’état d’infirmier et de l’autorisation de remplacement délivrée par l’Ordre (voir ci-dessous)
  • Signer un contrat de remplacement si le remplacement dure plus de 24h (ou moins mais qu’il est répété). Retrouvez ici le contrat si vous êtes installé et remplacez un installé.
  • Être conventionné auprès de la CPAM (voir ci-dessous), ce qui exige de présenter une expérience suffisante de l’exercice infirmier : au moins 2 400 heures (18 mois) durant les 6 dernières années

Pour votre demande de remplacement sous convention, vous devez produire la ou les attestations d’activité ou d’expérience validées par le ou les employeurs, permettant de vérifier que les conditions d’acquisition de l’expérience précitée sont bien remplies (date, durée exprimée en heures, lieu, nature de l’expérience...).

 

L’autorisation de remplacement

Depuis novembre 2016, il faut s’adresser au Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers auquel vous êtes inscrit pour l’obtenir. Elle a une durée d’un an renouvelable (pensez à la demander 2 mois avant). Pour les demandes de renouvellement, il vous suffira de fournir une copie de la précédente autorisation.

 

Vous êtes salarié et souhaitez exercer exclusivement en libéral ?

Remplissez ce formulaire de changement de mode d’exercice.

 

Vous souhaitez cumuler vos remplacements et le salariat ou n’êtes pas installé ?

Les pièces à fournir sont :

  • Document de la CPAM attestant que vous remplissez les conditions de la convention (si la CPAM le fournit).
  • Avis de situation ADELI (si celui-ci est en votre possession)
  • Copie du contrat de remplacement (si vous l’avez déjà signé ou à délivrer dans le mois suivant la demande)
  • Pour les salariés, une attestation de votre employeur vous autorisant à cumuler une autre activité

 

Une demande de licence de remplacement est spécifique à un département donné. Dans le cas où vous effectuez des remplacements dans des départements différents, vous devrez remplir une demande de licence de remplacement par département.

 

Déclaration d'impôts et comptabilité

Nous vous conseillons de tenir un livre de recettes et dépenses dès vos débuts de remplacement. Vous devez effectuer vos déclarations d'impôts en année calendaire.

  • Si vos revenus sont inférieurs à 33 200€ sur l’année, vous devez remplir la déclaration des revenus libéraux dans la déclaration 2042C (régime Micro BNC).
  • Si vos revenus sont supérieurs à 33 200€ sur l’année, vous devez remplir la déclaration 2042C ainsi que la déclaration contrôlée appelée déclaration 2035 (régime BNC). Dans ce cas, il est préférable d’avoir adhéré à une AGA (Association de Gestion Agréée) afin d’éviter une majoration d’impôts de 25% du bénéfice imposable.

 

Nous nous efforçons de mettre cette liste est à jour. Elle reste cependant soumise à modifications. Vous pouvez à tout moment vérifier directement sur le site de l'Ordre des Infirmiers ici. Nous sommes à l'écoute de vos éventuelles remarques par e-mail.

 

 

 
 

Rappel sur les modes d'exercice des infirmiers en libéral

Sur RemplaFrance, les infirmiers peuvent poster ou trouver remplacement, collaboration, association ou succession. Voici les spécificités de chacun de ces modes d'exercice.

 

Succession / Installation

Tous les frais sont à la charge de l'IDEL installé avec les obligations de soins et tout ce qui va avec (cabinet en règle, comptabilité...). A son départ, que ce soit à la retraite ou dans le cadre d'un déménagement par exemple, il peut trouver un successeur qui reprendra sa patientèle. Cela permet une continuité de soins mais aussi de mieux préparer sa vie après son départ : en moyenne, la patientèle est cédée pour un prix de 20 à 30% du CA moyen des trois dernières années. Pour cela, deux conditions doivent être réunies : la liberté de choix du patient et la création ou la cession d'un fonds libéral. 

 

Remplaçant

Le remplaçant vient quelques heures ou quelques jours. Un arrangement se bâtit autour de l'activité de soins : il n'est pas possible que le remplaçant et le remplacé travaillent en même temps. Pour cela différents modes de paiement sont mis en place mais le plus souvent il est question d'un paiement à l'acte. Les feuilles de soin et la facturation sont celles de l'IDEL installé. Le remplaçante perçoit le montant des actes qu'il réalise puis les donne à l'installé. Celui-ci les encaisse puis lui verse son CA moins la rétrocession fixée dans le contrat. La rétrocession permet de compenser les frais fixes : logement, matériel, voiture... Elle est habituellement de 90% : l'infirmier remplaçant touche 90% du CA et l'infirmier installé 10%.

 

Collaboration

Dans le cas d'une collaboration, l'implication est un peu plus poussée. La facturation n'est plus celle du remplacé, mais du collaborateur qui s'assume (avec ses feuilles, son TLA, son logiciel de télétrans, sa compta ...) Le collaborateur peut se faire sa patientèle personnelle. Le cabinet n'est plus celui du remplacé mais peut se partager ainsi que tous les frais inhérants à la pratique quotidienne (à travers une redevance). Ce sont cependant les titulaires qui restent décisionnaires dans la gestion du cabinet.

 

Association 

L'association est un peu plus pousée encore. Il faut pour cela acheter des parts du cabinet. Les infirmiers ont alors le même statut et chacun a sa propre patientèle (les patients sont cependant libres et peuvent donc partir du jour au lendemain). Il n'y a plus de rétrocession ou redevance à verser : les frais sont directement partagés entre les IDELs. 

 

 

 
 

Quelles alternatives aux ECN ?

Suite à l'annonce de la suppression prochaine des ECN du patron des doyens de l'Ordre des Médecins, nous avons reçu de nombreuses réactions de médecins généralistes, médecins spécialistes mais aussi des internes, externes et des proches. Il nous a semblé important de vous partager ces alternatives (que vous pouvez retrouver dans le détail ci-dessous). Vous souhaitez faire entendre votre voix pour trouver la meilleure ? Répondez à ce formulaire, les résultats seront anaonymes et publiés sur RemplaFrance le 7 novembre.

 

Les alternatives proposées par vos confrères et consoeurs sont :

 

Epreuves pondérées par rapport au choix initial de l'externe

L'idée est de mettre en avant des choix préalables qui pondèrent les épreuves passées selon la spécialité. Si l'externe souhaite devenir cardiologue, il sera interroger plus particulièrement sur la cardio et cela vaudra plus de points (mais bien sûr les points non gagnés seront une plus grande perte en conséquence). Puis les choix possibles seront pondérés selon les désidérata annoncés avant. Il sera donc beaucoup plus difficile de décréter à la dernière minute vouloir faire radio sous prétexte d'un super classement car l'avoir annoncé et prouvé ses compétences dans la matière seront plus valorisés.

 

Tirage au sort

Plus de concurrence, de classement ou de stress. Mais est-ce juste ?

 

Évaluation selon les notes de la faculté de médecine

Contrôle continu, moins de stress. Cependant, les facultés et professeurs notent-ils tous de la même manière ?

 

Beaucoup plus d'épreuves académiques

Proposer plus d'épreuves est-ce réduire le facteur chance ou accroître le stress ?

 

Plus de dossiers cliniques

Des dossiers cliniques renouvelés chaque année et plus nombreux

 

QROC (Question à Réponse Ouverte Courte)

Les QROC permettent une réponse écrite, sans les propositions du QCM. Cela permettrait-il de diminuer le facteur chance car les réponses sont rédigées ? Ou au contraire, cela limite le nombre de questions et donc favorise les plus chanceux qui tombent sur les sujets qu'ils maîtrisent le plus ?

 

Evaluation lors des stages (associant compétences techniques et humaines)

Prendre en compte les compétences pratiques, les aptitudes en salle d'opération mais aussi tout le côté relationnel et humain du métier : le relationnel avec les patients...

 

Je souhaite conserver les ECN dans leur forme

Les ECN tels qu'ils sont vous conviennent et vous ne voyez pas ce que changer pourrait apporter

 

 

 
 

Le Tiers payant généralisé suspendu, le généralisable en attente

Aujourd'hui, le tiers payant, la dispense d'avance de frais, « fonctionne » pour les patients remboursés à 100 % par l'assurance-maladie (CMU-C, ACS, femmes enceintes, ALD). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn a confié ce dimanche au JDD que « nous ne sommes pas prêts techniquement à l'étendre », sans s'engager sur une date.

 

La loi de santé votée sous le quinquennat Hollande prévoyait pourtant sa généralisation obligatoire d'ici au 30 novembre 2017 à tous les patients (sans aucune sanction pour les médecins et pour la seule part Sécurité sociale, le Conseil constitutionnel ayant censuré l'obligation sur la part complémentaire).

 

Ce dimanche midi, dans le grand jury RTL/LCI, interrogé à nouveau sur le TPG, la ministre a évoqué le rapport de l'IGAS, attendu ce lundi, qui démontre que « techniquement, le tiers payant généralisé n'est pas faisable au 1er décembre ». « C'est un problème d'informatique », résume-t-elle. 

 

Emmanuel Macron avait promis, lors de la campagne présidentielle, de laisser le choix aux médecins de l'appliquer, en utilisant la formule de tiers payant « généralisable », et non plus de tiers payant généralisé.   

 

La ministre s'emploie à maintenir l'objectif d'une généralisation progressive de la dispense d'avance de frais. « Nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout », dit la ministre. Il sera généralisable, c’est-à-dire que toutes les personnes qui en ont besoin puissent y accéder », a-t-elle ajouté. 

 

Les syndicats de médecins libéraux étaient depuis le départ opposés à cette mesure emblématique de la réforme de loi Touraine. Ils redoutaient plus de paperasse et des retards de paiement de l'Assurance maladie et des mutuelles. Le président de la CSMF, le Dr Jean-Paul Ortiz, a immédiatement salué sur Twitter le nouveau cap donné par la ministre sur un sujet ultrasensible.

 

La ministre confirme donc aujourd'hui ce positionnement plus pragmatique, et non pas idéologique, en raison de l'impossibilité technique de réaliser dans les faits cette généralisation obligatoire du tiers payant au 30 novembre. Il faudrait en effet une évolution accélérée des pratiques, au détriment d'un accompagnement indispensable des professionnels.

Retrouvez les autres vidéos sur notre source : http://www.lci.fr

 

 

 

 

 
 

Le contrat d’assistanat, une solution pour les déserts médicaux ?

 

Nous vous avons résumé en quelques paragraphes, les tenants et aboutissants de ce nouveau contrat à l’initiative d’un médecin généraliste du Nord : Dr Timothée Wattinne.

 

« Un contrat triplement gagnant »

 

Ce nouveau contrat d’assistanat répond à la problématique des zones sous-médicalisées et constitue un véritable avantage tous les professionnels de santé… et les patients !

 

Pour les installés il est une solution à la surcharge d’activité et prépare à une éventuelle succession ;

 

Pour les médecins remplaçants, cela permet d’accéder en douceur à un premier poste en libéral pour les jeunes. Ils sont accompagnés par un médecin plus expérimenté et n’ont pas les contraintes administratives (pas de feuilles de soins ou d’ordonnances à leur nom) ;

 

Pour les patients, cette solution a pour objectif de lutter contre les déserts médicaux en attirant de jeunes praticiens dans des zones sous dotées !

 

« L’avantage du remplacement sans les contraintes de la collaboration »

 

Ce contrat est destiné aux médecins généralistes installés en zones en difficultés ou fragiles (selon le Schéma Régional d’Organisations de Soins – SROS – établi par l’ARS). Il permet au médecin installé de travailler en même temps que son assistant, sur les mêmes feuilles de soins pour une durée de 1 à 24 moins cumulables (renouvelable tous les 3 mois).

 

Naturellement, pour que ce contrat soit possible, le médecin installé doit disposer d’un local pour les consultations de l’assistant, et posséder un système d’informations partagé.

« Et concrètement, on fait comment ? »


Sur RemplaFrance, les médecins installés ont la possibilité de poster des annonces d’assistanat. Les futurs assistants se mettent en contact avec vous et lorsque vous êtes d’accord sur les termes du contrat, vous pouvez ensuite éditer et signer ce contrat directement en ligne dans la rubrique « Mes contrats ». En effet, comme tous les contrats, ce contrat doit être soumis à l’Ordre des Médecins de votre département.

 

« Une réussite dans la lutte contre les déserts médicaux »

 

À Boollezeele, ville à 30km de Dunkerque. Un seul médecin à dix kilomètres à la ronde, cette situation est banale en zone rurale, il est de plus en plus difficile d'attirer de jeunes généralistes. Mais depuis cette année, la ville dispose désormais de deux praticien grâce à ce nouveau contrat d’assistanat, les habitants se réjouissent et la nouvelle assistante témoigne :

 

 "Si je n'étais pas assistante ici, je serais remplaçante, comme beaucoup de jeunes médecins. Je ferais une semaine dans un cabinet, quinze jours dans l'autre, une semaine à la maison… Je changerais beaucoup d'endroit. Voilà pour moi. Et pour le cabinet, ici, il y aurait beaucoup de plages horaires fermées. Par exemple le mercredi matin ou le vendredi, il n'y aurait personne. C'est du temps médical proposé en plus pour la population locale", explique la généraliste de Boollezeele.

 

Si vous hésitez ou si vous avez des questions sur ce contrat, écrivez-nous, nous répondrons à toutes vos questions : contact@remplafrance.com

 

 

 

 
 

Les ECN seront supprimés

La fin programmée des épreuves classantes nationales (ECN) a été annoncée par le président de la conférence des doyens de médecine, ce jeudi après-midi, lors du congrès national de l'Ordre des médecins, à Paris. Remplaçant du concours de l'Internat depuis 2004, les ECN permettaient jusqu'à présent aux externes de choisir leur ville d'internat et leur spécialité : médecin généraliste, médecin spécialiste...

 

« Les ECN seront supprimées, c'est la pire chose qui existe », a expliqué le Pr Jean-Luc Dubois-Randé. Après une édition 2017 particulièrement compliquée, le doyen a notamment reproché aux ECN de faire peser une « énorme pression » sur les candidats et de ne pas être suffisamment discriminantes. L'échéance et la solution alternative n'ont pas été précisés. Une refonte du 2e cycle des études médicales est à l'étude pour être plus rapidement professionnalisante.

 

Le doyen de Paris-Est Créteil a expliqué qu'il devrait permettre aux étudiants de « construire leur projet professionnel » et de « valoriser leurs compétences » avec des doubles cursus ou une formation au management. « Les stages en ambulatoire commenceront dès la 3e année. Les étudiants doivent connaître les différents exercices en dehors de l'hôpital. »  a-t-il par ailleurs affirmé.

 

La déclaration du président des doyens a eu beaucoup de répercussion sur les réseaux sociaux. Selon vous, quelles peuvent être les conséquences ? Suppression de l'égalité des chances ? Copinage ? Vous pouvez réagir sur notre page Facebook.

 

Source : QDM

Aide au diagnostic : suivant vos symptômes, dans quelle région devez-vous remplacer ou vous installer ?

Vous voulez faire des rempla ou vous installer ? RemplaFrance vous a préparé une aide au diagnostic pour trouver la région qui vous correspondra le mieux.

 

Quels sont vos antécédents ?


Vous avez déjà travaillé dans le cabinet de vos rêves ? Ils peuvent vous reprendre ? Foncez ! Sinon, utilisez les filtres pour trouver l’annonce qui vous correspond le mieux sur RemplaFrance.

Vous avez été dans celui de vos cauchemars ? Utilisez les filtres pour être sûr de ne pas retomber sur une expérience similaire !

 

Vous avez une envie de changement ? Quels sont vos symptômes ?

 

Travailler en équipe ? Être indépendant ? Vous aguerrir au contact de nombreux patients ? Récupérer vos enfants à la sortie des classes ou aller à votre séance de poney-club ? Allier le contact à de nombreux patients et la bronzette ? Rencontrer le plus de remplaçants qui ont tout juste leur première inscription ? Apprendre auprès des médecins plus expérimentés ? Avoir plus de consoeurs ? Avoir plus de confrères ? Reprendre une patientèle ? Trouver un successeur facilement ?

 

Votre diagnostic est posé. En fonction de votre symptôme, RemplaFrance vous propose les traitements suivants

 

Travailler en équipe 👩🏼‍⚕️👨‍⚕️ 👩🏼‍⚕️👨‍⚕️ 

Direction la Bretagne, les Pays-de-la-Loire, la Normandie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur ou la Nouvelle-Aquitaine où plus de 60% des praticiens exercent en groupe. Sur RemplaFrance, vous pouvez retrouver les annonces postées par les kiné, infirmiers…

 

Être indépendant 👩🏼‍⚕️

Vous faites partie des 9% de jeunes médecins qui souhaitent exercer seuls en cabinet ? La Corse est la destination numéro 1. Près de la moitié des praticiens exercent seuls en Île-de-France, Bourgogne-Franche-Comté ou Hauts-de-France.

 

Vous aguerrir au contact de nombreux patients 🤰🏻👦🏻🏃👵🏼

Quoi de mieux que le Centre-Val-de-Loire, les Pays-de-la-Loire ou la Normandie ? Avec respectivement 1 médecin généraliste pour 1252 centrais, 1157 ligériens ou 1156 normands, vous ne devriez pas vous ennuyer !

 

Récupérer vos enfants à la sortie des classes ou aller à votre séance de poney-club 👶🏼 🏇🏾

On vous conseille Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie ou l’Ile-de-France. Avec respectivement 1 médecin généraliste pour 690 pacaïens, 924 occitans ou 962 franciliens, alors que la moyenne nationale est de 1 pour 1042 français, vous pourrez finir vos journées plus tôt sans culpabiliser.

 

Allier le contact à de nombreux patients et la bronzette 🤰🏻🏃👴🏻👙🏖 

Plus généralement, les régions du Nord de la France ont moins de médecins généralistes par rapport au nombre d’habitants. Parce qu’on est vraiment sympas, on vous signale quand même qu’en Corse vous pourrez allier la bronzette et de nombreuses consultations : la moyenne n’est que d’1 médecin pour 1046 corses.

 

Rencontrer le plus de remplaçants qui ont tout juste leur première inscription 👶🏿 👩🏼‍⚕️

Direction la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine ou les Pays-de-la-Loire où plus 24% des praticiens choisissent d’exercer directement en tant que remplaçants.

 

Apprendre auprès des médecins plus expérimentés 👵🏼 👨‍⚕️ 

Direction l’Ile-de-France, Provence-Alpes Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes qui monopolisent à elles-trois près de la moitié des médecins retraités actifs !

 

Avoir plus de consoeurs 👩🏼‍⚕️ 

Ca tombe bien, médecin est une profession qui se féminise de plus en plus ! Direction les Pays-de-la-Loire, l’Occitanie ou l’Auvergne-Rhône-Alpes qui dépassent les 60% de femmes. 

 

Avoir plus de confrères 👨‍⚕️

Direction la Corse, la Bourgogne-Franche-Comté ou les Hauts-de-France qui dépassent les 46% d’hommes.

 

Reprendre une patientèle 🛬

Direction la Corse, le Centre-Val-de-Loire ou l’Ile-de-France où il y a peu de médecins entrants (moins de 40 ans) par rapport aux sortants (plus de 60 ans).

 

Trouver un successeur facilement 🛫

Pas encore installé et vous vous inquiétez déjà de pouvoir céder votre patientèle ? Installez-vous en Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes et Pays-de-la-Loire où les différences entre médecins entrants (moins de 40 ans) et sortants (plus de 60 ans) sont les plus faibles.

 

Aucun symptôme ne correspond ? 👻Vous ne seriez pas un peu hypocondriaque ?! 😷

Laissez-vous tenter par le Grand-Est ou commentez en précisant vos symptômes pour que l’équipe de RemplaFrance puisse vous aider à trouver la région adéquate.

 

Sources : INSEE 2016, Atlas de la démographie médicale du CNOM 2016

S.O.S Médecin

 

Il y’a maintenant 51 ans le Docteur LASCAR, médecin généraliste à Paris, créait SOS MÉDECINS suite à un fait tragique. Un de ses patients, décède d'une crise cardiaque, faute d'avoir pu joindre un médecin un samedi après-midi.

 

Paradoxalement, relate le Docteur LASCAR :

« le week-end précédent, en butte à une fuite d'eau dans ma baignoire, j'avais été dépanné dans le quart d'heure par SOS DÉPANNAGE ».

 

Jugeant que la santé de l'homme valait mieux qu'un simple tuyau de plomb, il créa SOS MÉDECINS. A une époque où le SAMU n'existe pas, le concept est révolutionnaire.

 

Aujourd’hui SOS Médecin c’est :

 

- 4 millions d'appels traités

- 2,5 millions d'interventions à domicile ou de consultations

- Un millier de médecins urgentistes

- 62 associations réparties sur le territoire (métropole et outre-mer)

- 70 % de la couverture libérale de permanence de soins en milieu urbain et péri-urbain

- Une disponibilité des équipes 24 heures sur 24

- 60 % des actes réalisés la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés

 

Anais Médecin Titulaire chez S.O.S Médecin, se confie à Remplafrance pour nous parler de son quotidien !

 

Un praticien pas comme les autres !

 

 

Kinésithérapeute de formation, il a pendant 7 années rééduqué les corps. Il se propose désormais de rééduquer nos cerveaux. Vincent Lemaire à entreprit une reconversion surprenante et dirige depuis 2013 la SARL Happy Success. Depuis bientôt 5 ans l’ancien kinésithérapeute parodie son expérience de praticien en animant des « ConfShow » qui mêlent humour et réflexion.

Pourquoi votre médecin a toujours une heure de retard

   

Avec plus de 300 000 vues sur Facebook et plus de 50 000 sur Youtube, la vidéo de Baptiste Beaulieu fait le buzz. Pourquoi ? Parce qu’en moins de 5 minutes, le médecin écrivain nous raconte pourquoi, jour après jour, il a une heure du retard. Tout simplement 9 fois sur 10, il y a toujours une bonne raison : un infarctus, un homme poignardé en pleine rue, une mère victime de violence conjugale, etc. Et, avec tendresse et humour, le jeune médecin réussit le tour de force de donner un visage humain à la médecine.

 

A l’heure où l’on parle de la maltraitance exercée par les médecins (à suivre dans un prochain article), n’oublions pas non plus l’agressivité développée par les patients ! Il est bon de rappeler que nous disposons d’une des meilleures médecines au monde. Et qu’il ne sait à rien de brutaliser son médecin. Car un docteur avec les deux mains cassées, ça n’a jamais été très efficace, comme nous le rappelle non sans malice Baptiste Beaulieu.

 

Entre le nounours et le viking, ce docteur conteur de 31 ans œuvre à réconcilier patients et soignants. Depuis l’ouverture de son blog Alors Voilà en 2012, il n’a cessé de compiler les histoires vraies de sa vie d’interne urgentiste. Avec plus de 5 millions de vue, le site a donné le jour à un best-seller publié en 2013 : Alors Voilà, les 1001 vies des Urgences. Après avoir choisi un temps le remplacement, Baptiste Beaulieu exerce aujourd’hui comme généraliste dans le sud de la France. Il continue d’être un slasheur avec une activité d’écrivain la nuit. Son troisième roman, La ballade de l’enfant gris, vient de paraître aux éditions Fayard.

 

Le remplacement en ophtalmologie

A 35 ans, le Dr Franck Lalloum s’apprête à lancer son cabinet d’ophtalmologie à Levallois-Perret. Diplômé en 2011, il a été interne des hôpitaux de Paris, assistant hospitalier au CHI de Créteil et chef de Clinique à la Faculté de Médecine Paris XIII. Le Dr Lalloum s’est spécialisé en chirurgie de la cataracte, rétine médicale et chirurgicale. Il revient pour RemplaFrance sur ses années de remplacement de 2008 à 2015.

 

Une continuité malgré tout

« J’ai eu la chance de pouvoir exercer un remplacement au sein d’un seul et même cabinet de 2008 à 2015. J’exerçais une fois par semaine, tous les samedis. J’ai pu suivre des patients sur plusieurs années comme cette petite patiente d’un an, qui avait un strabisme jusqu’à ses 7 ans. Mais mon cas est particulier. C’est assez rare de pouvoir avoir ce suivi avec la patientèle. Généralement, quand on est remplaçant, le suivi est souvent assuré par le médecin remplacé ou un autre remplaçant. Autre exception à la règle, j’ai aussi pu faire des remplacements en chirurgie. »

 

Idéal pour débuter une carrière

« Le remplacement a plusieurs avantages. Le premier est financier. En ophtalmologie, on peut commencer au milieu d’internat, au sixième semestre. C’est avantageux car on est moins taxé. On est considéré comme cotisant secteur 1 avec 10 % de cotisation URSSAF alors qu’elle est à hauteur de 25 % quand on exerce en libéral de secteur 2. De plus, cela permet de tester la vie en cabinet, les différents types de patients, etc. Le remplacement donne une meilleure compréhension de l’activité libérale. »

 

Ce qu’on ne dit pas sur le remplacement

« Il faut savoir s’adapter rapidement. Quand on arrive, on découvre le cabinet, le matériel, les logiciels, et surtout le plus important : les patients. Il faut donc faire preuve d’intégration rapide. Il faut apprendre à connaître aussi les confrères de la région à qui adresser les patients si besoin.»

 

Pourquoi l’installation en cabinet

« Je suis actuellement en train de monter mon cabinet à Levallois-Perret. Fort de mes 8 années d’expérience en remplacement, je vais désormais pouvoir avoir ma propre patientèle, gérer mon agenda, suivre les patients de A à Z et travailler plus ! Je vais aussi pouvoir valoriser le matériel, les locaux, le patrimoine. C’est une des raisons qui m’incite à me lancer dans l’aventure ! »

 

https://www.docvadis.fr/ophtalmologie.paris/index.html

3 avantages à devenir Maître de Stage des Universités

Devenir MSU c’est faire vivre le partage intergénérationnel de la profession médicale. Cela permet de transmettre aux futurs médecins son savoir-faire médical. Et les bénéfices sont partagés de part et d’autre, la relation est à double sens. Voici 3 raisons pour franchir le pas.

 
  1. Apprentissage continu pour tous
    • Pour le jeune étudiant, l’expérience est très enrichissante. Comme dans toute profession, les conseils et leçons des « anciens » comptent parmi les meilleurs enseignements. De plus, cela permet à l’étudiant de se former dans un cadre différent et plus professionnalisant.

    •  
    • Pour le médecin installé, un aspect intéressant en devenant maître de stage est le processus de formation continue. Etre formateur est très souvent un bon moyen de se former soi-même et d’apprendre ou de réapprendre des leçons importantes. Accueillir un étudiant permet donc de remettre en cause sa pratique, ses connaissances et ses acquis.

  2.  
  3. A long terme : le bonus temps

    L’accueil de l’étudiant peut se révéler chronophage pour le médecin dans un premier temps. Le MSU doit faire quelques modifications dans son organisation habituelle. Mais cela permet ensuite au médecin de se délester un peu. Une fois formé, l’interne peut effectuer des missions de façon autonome et même certaines consultations ou visites. De plus, l’accueil de l’étudiant n’est pas très lourd administrativement, il faut fournir quelques informations, et signer la charte des MSU.

  4.  
  5. Money, money

    Devenir MSU, c’est aussi un apport financier chaque mois. Pour un externe en stage de deuxième cycle, on touche 300 euros par mois. Pour un interne en stage ambulatoire de niveau 1 ou 2, 600 euros d’honoraires pédagogiques sont versés par mois. De plus, le médecin touchera les honoraires générés par les consultations de l’interne en l’absence du maître de stage.

 

Sans compter un bon accueil des soignés

Vis-à-vis des patients, le ressenti peut être facilement influencé. Par exemple, il est important de bien les prévenir de la présence de l’étudiant avant le début de la consultation. Il faut qu’ils se sentent libres de refuser sa présence même si dans les faits, la majorité des patients la voient comme quelque chose de très positif.

 

En résumé sur le statut Maître de Stage des Universités

Devenir MSU, au-delà d’une source d’enrichissement financier, est donc une activité d’écoute, d’aide, de découverte personnelle et de solidarité intergénérationnelle. Loin d’un enseignement à sens unique, il s’agit avant tout d’un échange et d’un partage. Pour initier les démarches afin de devenir Maître de Stage des Universités, suivez les instructions de l’onglet « Comment devenir MSU ? » sur cette page.

Innovation à suivre : Les Serious Games en santé

Si Hippocrate vivait aujourd’hui, il n’hésiterait pas à les utiliser ! Voici tout ce qu’il faut savoir sur les Serious Games et les bénéfices que vous pouvez en tirer dans votre pratique quotidienne.

 

Le Serious Game, quésako ?

 

Selon la Commission générale de terminologie et de néologie, le Serious Game (Jeux sérieux, en français) est une application informatique utilisant les techniques et les ressorts ludiques du jeu vidéo à des fins d’enseignement, de formation, de perfectionnement professionnel et de communication ou d’information (2010).

 

Selon le journal numérique buzz e-santé, en 2014, la valeur du marché mondiale de la simulation numérique en santé était de 198 millions de dollars, en 2017 et 2019, les chiffres respectivement attendus sont 349 et 510 millions de dollars.

 

Les Serious Games en e-santé peuvent être destinés à la formation des professionnels de santé mais aussi aux patients et éventuels curieux. Selon le classement du Docteur en science de l’information et de la communication Julian Alvarez et de l’enseignant-chercheur Olivier Rampnoux, ils tiennent alors plus de l’edutainment (serious game à vocation éducative) que du jeu de simulation.

 

C’est le cas par exemple du jeu «Rififi à Daisytown» de La Fédération Française des Diabétiques. Conçu en collaboration avec Zippyware et Anuman Interactive, il a pour but de sensibiliser au diabète de type 2, à ses différents facteurs de risque et aux moyens de prévention existants.

 

Pourquoi les Serious Games en santé n’en sont qu’à leurs débuts.

 

En 2014, la valeur du marché mondiale de la simulation numérique en santé était de 198 millions de dollars. En 2017 et 2019, les chiffres respectivement attendus sont 349 et 510 millions de dollars. Cette tendance se confirme par l’évolution actuelle de la médecine.

 

Jacques Lucas, vice-président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, déclare :

 

« C’est à travers l’histoire de la médecine que l’on voit que les médecins ont toujours intégré dans leurs pratiques, depuis Hippocrate, Galien et toutes autres grandes figures du cours du temps, les nouveaux moyens qui leur ont été proposés ou qu’ils ont eux-mêmes inventés. Aujourd’hui c’est le numérique qui va réaliser une révolution. Il faut être préparé et prêt. »

 

A bon entendeur ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire pour être à la pointe de la médecine.

 

Pour aller plus loin

 

Nous avons voulu en savoir davantage sur leur fabrication et nous avons rencontré une start-up pionnière en ce domaine.

 

Interview de Pierre-Alain Gagne, co-fondateur du studio de création DOWINO

   

Nous sommes un studio de création de serious games (jeux vidéo pédagogiques), d'applications mobiles et de films d'animation didactiques à forte portée sociale. Nous développons ces outils sur des thématiques telles que la prévention santé, le handicap, le développement durable...

Nous avons deux business models : nous concevons et développons des serious games sur-mesure pour le compte d'entreprises ou d'institutions publiques sur un format 'prestation de services'. D\’autre part, nous créons nos propres serious games en 'autoproduction' que nous distribuons ensuite directement au grand public.

Nos jeux les plus emblématiques sont GlucoZor, un jeu vidéo pour les enfants diabétiques et A Blind Legend, un jeu en autoproduction à destination des personnes non-voyantes. Nous travaillons également actuellement sur Smokitten, le premier jeu vidéo pour arrêter de fumer... ou ne jamais commencer. Ces serious games fonctionnent car ils sont avant tout de vrais jeux, qui donnent du plaisir et des émotions à ceux qui les utilisent. Ainsi, les côtés sérieux et pédagogique sont intégrés de façon quasiment invisibles et les utilisateurs apprennent sans même s'en rendre compte !

Nous nous basons énormément sur les réseaux sociaux, les relations presse et le bouche à oreille. Tout dépend du projet mais la plupart du temps, nous diffusons nos outils auprès du grand public et des professionnels de santé.

  1. Quel est votre concept ?
  2.  
  3. Quel est votre business model ?
  4.  
  5. Parlez-nous de vos jeux.
  6.  
  7. Comment faites-vous pour promouvoir vos jeux ?
 

Nos conseils pour le financement de votre véhicule professionnel

Dans le cadre de votre activité de professionnel de santé, vous serez certainement amené à utiliser un véhicule lors de déplacements (consultations à domicile, gardes). Vous trouverez dans cet article nos conseils que vous disposiez ou non d’un véhicule. Il est important de savoir que certaines options décrites ci-après, telles qu’un emprunt ou un crédit-bail, peuvent vous permettre d’optimiser vos revenus grâce à des déductions d’impôts.

 

Vous disposez déjà d’un véhicule personnel

 

Il est important de déclarer à votre assureur que vous utilisez également votre véhicule personnel pour des déplacements professionnels afin d’être pris en charge si besoin. Selon votre compagnie d’assurance, cette extension peut être gratuite ou payante. Comptez un supplément allant de 50 € à 100 € par an.

 

Vous ne disposez pas de véhicule

 

Vous souhaitez acquérir un véhicule pour votre usage professionnel ou mixte (professionnel et personnel). Il vous est possible d’acheter tout type de véhicule : voiture, moto, 4x4, utilitaire*.

Pour financer votre achat, plusieurs options s’offrent à vous.

 
  • La plus classique

    Vous pouvez contracter un crédit classique véhicule. C’est un emprunt à taux fixe pour une propriété immédiate. Ce financement est adapté à tous vos projets : achat de véhicule neuf ou d’occasion, à usage professionnel, privé ou mixte. A noter : dans le cadre de votre activité professionnelle, vous pouvez déduire de vos revenus les intérêts d’emprunt et la dotation aux amortissements du véhicule.

  • La plus simple

    Vous pouvez souscrire un crédit-bail véhicule (auto ou moto) dans le cadre de votre activité professionnelle. Un crédit-bail est une location avec option d’achat (principe de leasing) dont vous déduisez intégralement les loyers de vos revenus, sous réserve de la réglementation fiscale en vigueur. C’est le financement le plus simple pour un professionnel qui souhaite défiscaliser. Le crédit-bail est réservé uniquement aux véhicules professionnels neufs.

  • La plus flexible

    Vous souhaitez contracter un contrat de location longue durée dans le cadre de votre activité professionnelle. La location longue durée est la mise à disposition d’un véhicule neuf, pour une durée et un kilométrage fixés. Des services comme l’entretien et l’assurance sont également inclus dans le contrat de location. Le coût mensuel lié à votre véhicule est maîtrisé, vous ne financez que l’utilisation réelle du véhicule. À la fin de la location vous rendez le véhicule.

 

Des organismes, tels que CMV Médiforce - groupe BNP Paribas, peuvent vous accompagner dans vos démarches. Ils proposent des financements adaptés à vos besoins et exigences. Choisissez ce qu’il vous plait en toute liberté (marque, modèle, couleur et concession). Et l’organisme de financement vous proposera la solution la plus adaptée à votre situation.

 

*Pour des véhicules haut de gamme, vous pouvez interroger votre expert-comptable afin de vérifier avec lui la compatibilité du type véhicule avec votre exercice professionnel.

La démarche à suivre pour votre premier remplacement médical

Vous allez effectuer votre premier remplacement médical ? Voici une feuille de route de toutes les démarches à suivre. Pour être sûr de ne rien oublier, RemplaFrance a listé pour vous toutes les étapes indispensables.

 

Les conditions requises pour remplacer

 

Les étudiants en médecine sont autorisés à exercer la médecine soit en tant que remplaçant d’un médecin soit en tant qu’adjoint d’un médecin selon l’article L.4131-2 du code de la santé publique.

 

Vous devez remplir les conditions suivantes pour remplacer un médecin :

  • Vous devez avoir validé un 2e cycle d’études médicales en France ou en Europe ;
  • Vous devez être inscrit en 3e cycle d’études médicales en France ;
  • Vous devez également répondre aux conditions de formation fixées par décret.
 

La démarche à suivre pour vos remplacements

 

Veuillez suivre ces formalités afin de remplacer :

  1. Contactez votre responsable au sein de votre faculté pour obtenir votre justificatif de validation des stages nécessaires.
  2. Remplissez le formulaire de demande de licence de remplacement que vous pouvez aussi trouver sur le site du conseil national de l’Ordre des médecins.
    • Avant votre thèse vous êtes dépendant de la faculté.
    • Une demande de licence de remplacement est spécifique à un département donné. Dans le cas où vous effectuez des remplacements dans des départements différents, vous devrez remplir une demande de licence de remplacement par département.
    • La licence est valable par année universitaire, n’oubliez pas que la licence de remplacement est à renouveler tous les ans le 15 novembre.
  3. Signalez à votre RCP (Responsabilité Civile Professionnelle) que vous commencez les remplacements. Avant votre thèse, vous êtes couvert par votre RCP étudiante.
  4. Déclarez à votre assureur voiture si vous utilisez votre véhicule en professionnel (ex : visites à domicile) afin d’être pris en charge si besoin. Cela peut être gratuit ou payant (50€ à 100€ en plus par an) selon votre compagnie d’assurance.
 

Vous pouvez désormais commencer à remplacer !

 
  1. Signez un contrat de remplacement avec le médecin installé, mentionnant notamment les dates de remplacement et le % de rétrocession. Chaque contrat est soumis au Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins. Veuillez trouver un modèle de contrat de remplacement ici.
  2.  
  3. Ouvrez un compte bancaire dédié à votre activité libérale. Un compte professionnel n’est pas indispensable mais vivement conseillé. Attention c’est payant ! Cependant c’est un gain de temps non négligeable par la suite, notamment pour votre déclaration d’impôts.
  4.  
  5. Demandez votre immatriculation dans les 8 jours maximum à compter du premier jour de votre premier remplacement. Adressez-vous au Centre de Formation des Entreprises de l’URSSAF de votre lieu fiscal (la plupart du temps l’URSSAF de votre domicile). Une fois le formulaire PO rempli, vous allez recevoir votre numéro SIRET (que vous garderez à vie).
  6.  
  7. Déclarez-vous auprès de la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) de votre lieu fiscal, obligatoire à partir du 30e jour de remplacement. Attention une demi-journée travaillée compte un jour. Vous allez changer de statut et devez être déclaré en tant que travailleur libéral.
  8.  
  9. Souscrivez une prévoyance.
    • Si vous avez votre thèse, vous serez enregistré automatiquement à la CARMF (Caisse Autonome de Retraites des Médecins Français) via votre inscription au Conseil de l’Ordre des Médecins.
    • Avant votre thèse, nous vous conseillons de souscrire à une prévoyance privée afin d’être couvert en cas d’arrêt maladie inférieur à 91jours.
  10.  
  11. Déclarez vos revenus chaque année auprès des impôts (en année calendaire).
    • Si vos revenus sont inférieurs à 32 900€ sur l’année, vous devez remplir la déclaration des revenus libéraux dans la déclaration 2042C (régime Micro BNC).
    • Si vos revenus sont supérieurs à 32 900€ sur l’année, vous devez remplir la déclaration 2042C ainsi que la déclaration contrôlée appelée déclaration 2035 (régime BNC). Dans ce cas, il est préférable d’avoir adhéré à une AGA (Association de Gestion Agréée) afin d’éviter une majoration d’impôts de 25% du bénéfice imposable.
    • Dans tous les cas, nous vous conseillons de tenir un livre de recettes et dépenses dès vos débuts de remplacement.
 

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions : contact@remplafrance.com.

Témoignages de remplaçants

Dans cette rubrique spéciale, RemplaFrance donne la parole aux remplaçants. Si leur parcours et leurs spécialités diffèrent, tous témoignent des bénéfices qu’ils ont tirés de cette solution.

 

Un apprentissage in situ

« Remplacer me permet de tester plusieurs modes d’exercice et voir différentes patientèles afin de m’aider à choisir pour ma future installation. J’ai déjà effectué plus d’une vingtaine de remplacements et je compte poursuivre jusqu’à être sûr de savoir où me poser. » Timothée, interne en médecine générale, 29 ans, Cambrai.

 

Un moyen de découvrir ses points faibles

« Remplacer, pendant les études de médecine, c'est mettre en évidence nos points faibles afin de pouvoir les corriger au cours de notre formation hospitalière. C'est aussi apprendre à se connaitre et à connaitre la façon dont on aime travailler. » Delphine, interne en médecine générale, 28 ans, Paris.

 

Ce qu’en pense un remplacé

« Le remplacement est souvent la première expérience professionnelle à la sortie de la faculté, dans une structure qui tourne déjà et dans l’idéal avec du personnel habituel (assistante, secrétaire). C’est rassurant. » Romain, chirurgien-dentiste, 28 ans, Lille.

 

Pour les jeunes mamans

« Être remplaçante, ça m’a permis en tant que jeune mamans d'anticiper l'arrêt des revenus pendant mon congé maternité. J’ai pu capitaliser plus avant. Aujourd’hui, cela me permet aussi de moduler mon emploi du temps. » Marguerite, rhumatologue, 28 ans, Lille.

 

De l’expérience supplémentaire

« Remplacer m'a permis d'acquérir de l'expérience : travailler plus rapide, diagnostics plus vite posés et efficacité. Remplacer c'est aussi s'inspirer des erreurs ou des réussites du titulaire pour sa future installation. » Rosalie, chirurgien-dentiste, 29 ans, Lille.

 

Mobilité favorisée/avant de poser les bagages

« Faire des remplacements dans plusieurs lieux me permet de découvrir différents cadres de vie, me projeter et choisir la ville de mon futur cabinet. » Claire, interne en médecine générale, 31 ans, Lyon.

Les 7 bénéfices du remplacement

Selon la définition du dictionnaire de français Larousse, remplacer c’est « exercer les fonctions de quelqu’un à titre temporaire ». Dans le domaine médical, c’est bien plus que cela. Voici les 7 avantages du remplacement…pour le remplacé, le remplaçant et le patient !

 
 

Oubliez les corvées administratives ! Vous n’avez pas besoin de gérer la paperasse, la secrétaire, la femme de ménage, la comptabilité, la fuite de l’évier du cabinet, etc. Bref, aucune contrainte de gestion, le rêve !

  1. Remplacer, c'est utile

    Tout simplement pour la continuité des soins des patients. Madame Michelle compte sur vous et sera ravie de discuter avec un petit jeune.

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  3. Remplacer, c’est nécessaire

    Pour celui que vous remplacez. Parce que tous les médecins ont besoin de vacances et de pouvoir en profiter sans stresser.

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  5. Remplacer, c'est facile
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  7. Remplacer, c’est rentable

    Vous n’avez pas de charges à payer liées à votre activité (cabinet, personnel, entretien). De plus, le montant reversé par le médecin est confortable. Le remplacement est donc intéressant financièrement.

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  9. Remplacer, c'est instructif

    Cela vous permet de poursuivre votre apprentissage, de voir une multitude de cas médicaux et même d’avoir le temps d’ouvrir des livres pour vos recherches. Vous continuez à apprendre tout en étant rémunéré. C’est une expérience enrichissante dans tous les sens du terme.

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  11. Remplacer, c'est flexible

    Votre agenda vous appartient. Vous pouvez voyager, pratiquer un sport, concilier une vie de famille, travailler à mi-temps, remplacer 2 mois dans les îles, aller chez le coiffeur, cuisiner… à vous de choisir !

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  13. Remplacer, c'est la première étape à l’installation

    Vous avez la possibilité de tester différentes villes et régions, de découvrir plusieurs environnements de travail ou encore de comparer les différentes pratiques pour mieux définir votre façon de travailler. Le remplacement est un terrain d’expérimentation idéal avant de vous installer. A ce stade de votre carrière, c’est une parfaite solution.