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Général

La vie de famille des professionnels de santé : concilier vie professionnelle et vie privée !

De plus en plus de professionnels de santé souhaitent trouver un meilleur équilibre entre vie de famille et vie professionnelle. Les horaires, les gardes, les astreintes et la complexité du travail empêchent parfois de trouver une bonne conciliation entre ces deux plans importants de la vie d’un médecin.

Il y a quelques années, on sacrifiait le temps avec sa famille en le passant au travail. Aujourd’hui, la volonté de trouver cet équilibre devient essentielle et de nombreux médecins privilégient leur vie personnelle.



👩‍⚕️ Une nouvelle génération de médecins 👨‍⚕️

Une nouvelle génération de médecins se dessine et ces nouveaux médecins désirent avoir un meilleur équilibre de vie, plus de vie familiale, et des horaires moins difficiles. La vie privée devient importante aux yeux des professionnels. Beaucoup adhèrent à la médecine de groupe afin de réduire leur charge de travail : ils peuvent alors consacrer plus de temps à leurs proches. De moins en moins de médecins souhaitent effectuer du travail de nuit ou des gardes. Ils estiment que les astreintes sont un frein à leur épanouissement personnel. Nombreux d’entre eux avouent avoir une charge de travail trop lourde et trop peu de disponibilités pour leurs enfants.

En effet, les médecins généralistes travaillent en moyenne 54 heures par semaine. Ces horaires ne sont pas incompatibles avec la vie de famille, mais certains médecins préfèreraient pouvoir consacrer plus de temps pour eux-mêmes et pour leur chez-eux.

Afin de pouvoir prendre des congés, les professionnels de santé ont la possibilité de chercher des remplaçants, des associés ou des collaborateurs, ce qui évite à la patientèle de se retrouver sans médecin.

Dans les zones rurales, les médecins doivent savoir gérer leur emploi du temps. En effet, les patients souhaitent avoir leur médecin généraliste disponible la plupart du temps. Cependant, la quasi-totalité des nouveaux professionnels de santé vouent autant d’importance à leur travail qu’à leur vie familiale : ils souhaitent donc réduire leur temps de travail sans pour autant délaisser la patientèle.



🏥 Dans le cas du personnel de santé en hôpital

Dans certains cas, certains soignants travaillent dans de mauvaises conditions et cela impacte fortement leur santé physique et morale. Environ 63% du personnel de santé dans les hôpitaux - et notamment les infirmiers - déclare souffrir d’au moins un symptôme du burn-out (fatigue intense, maux physiques, insomnies…). Le travail en décalé, les gardes la nuit et le travail le week-end empêchent aux soignants de conserver une vie sociale, en plus d’avoir une importante souffrance psychologique. Pour en savoir plus sur les problèmes que posent les conditions de travail dans les hôpitaux et ce qui a été proposé par l’État pour y remédier, découvrez les réformes de la fonction publique hospitalière.

Cependant, depuis 2002, il existe la possibilité d’alterner le rythme des semaines de travail. Il est possible de faire une première semaine d’environ cinquante ou soixante heures et d’en faire une deuxième d’environ vingt heures. Cette alternance est également ponctuée de semaines de repos et de congés : cela permet d’accorder plus de temps libre au personnel de santé et de mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.


Pour illustrer la difficulté à trouver un bon équilibre de vie, nous pouvons prendre l’exemple des infirmières et des infirmiers. Nombre d’entre eux ont un conjoint ou une conjointe de la même profession et cela permet d’organiser des “relais” : l’un travaille la nuit, l’autre le jour. Cela dispense de faire garder les enfants par une personne extérieure comme une nourrice, ou de les placer en garderie. Cependant, faire garder les enfants est parfois nécessaire lorsque l’emploi du temps devient trop chargé, ou lorsque les deux parents subissent tous deux de mauvaises conditions de travail. C’est pourquoi beaucoup choisissent de ne plus travailler de nuit lorsqu’ils deviennent parents, afin d’éviter les horaires peu en accord avec le rythme de la famille. Parfois cela évite aussi les trop forts impacts sur l’organisme et la santé, qui dérèglent également le bon fonctionnement du corps. En travaillant de jour, les infirmiers peuvent retrouver un équilibre plus stable et moins contraignant, pour eux comme pour leur famille.



👪 Le développement d’une vie de famille lors des études

Pour les femmes médecins, depuis que les études de santé se féminisent, les grossesses sont également devenues des éléments importants à prendre en compte. Du fait de la longue durée des études de médecine, il n’est pas rare que pour la plupart des futurs médecins, une vie de famille se mette en place à ce moment-là. Une étudiante en internat peut donc bénéficier d’un congé maternité de 6 semaines avant la date prévue de l’accouchement, suivies de 10 semaines après ce dernier. Le congé paternité, lui, est de onze jours.

Certaines femmes avouent avoir été victimes de jugements et de discriminations lors de leur grossesse, car cela freine d’une manière ou d’une autre leurs études ou leur formation. C’est pourquoi, quelques unes “prévoient” leur grossesse, afin que le terme et l’accouchement tombent lors des vacances d’été, et non pendant les examens.

De plus, l’interne doit faire attention à effectuer, à minima, quatre mois de stage, auquel cas, ce dernier ne sera pas validé. Il s’agit donc également d’un élément important à prendre en compte lors de la prévision d’une éventuelle maternité. Une loi permet à ces femmes de ne pas perdre leur classement lors de la grossesse (ce qui n’était pas le cas avant le décret passé en 2016). Vous pouvez vous renseigner sur le site de l'Isni pour en savoir plus sur les lois et décrets à propos des grossesses lors de l'internat.

Il n’est donc pas rare pour ces étudiants en médecine d’avoir des enfants voire même de se marier lors de leur externat ou de leur internat, puisqu’ils termineront leurs études en moyenne entre 26 et 30 ans. Les paramédicaux seront moins impactés par ces phénomènes car leurs études sont plus courtes : en moyenne entre trois et cinq ans.



💬 Témoignage

Nicolas Josselin, pathologiste à l’IHP de Nantes, nous a partagé son point de vue. Du fait de sa spécialité, il nous explique qu’il n’a pas des horaires similaires aux autres professionnels de santé. Ses journées au laboratoire commencent à huit heures et se terminent généralement aux alentours de dix-neuf heures. Cependant, au moins une fois par semaine, une réunion sur les dossiers des patients le retient jusqu’à 22h00 voire 23h00. Dr. Josselin nous indique cependant avoir une vie de famille stable : il n’a aujourd’hui aucune garde, pas de travail de nuit ni d’astreinte. Le rythme est assez difficile à tenir à cause de la charge de travail qui se complexifie, notamment au niveau administratif et technique. Malgré tout, cela ne l’empêche pas d’avoir d’autres activités en dehors de sa vie professionnelle. Lui et sa compagne ont eu leurs enfants alors qu’ils étaient internes en médecine : elle a donc vécu ses grossesses lors de ses études. Après la naissance des enfants, ils ont choisi de les confier à une nourrice, du matin au soir, afin de pouvoir travailler la journée.

Une fois que les enfants deviennent autonomes, il est plus simple pour les parents de s’organiser et de communiquer avec eux. Aujourd’hui, les enfants de Nicolas Josselin sont au lycée : il nous confie privilégier son temps pour ses enfants plutôt que pour son travail. Son métier de pathologiste est un métier à part et ne reflète pas, forcément, la vie des autres spécialistes en médecine.

Nous remarquons que la vie familiale prend de plus en plus d’importance chez les professionnels de santé. Ils souhaitent s’investir davantage dans leur vie privée pour trouver un meilleur équilibre de vie.


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